4 déc. 2025
L’enfer des logiciels imposés aux garagistes : enquête sur une inefficacité invisible
Lors d’un audit réalisé cette semaine dans un garage proche de Nantes, j’ai découvert une réalité que beaucoup soupçonnent, mais que peu mesurent réellement : les outils imposés aux garagistes les ralentissent plus qu’ils ne les aident.
L’enfer des logiciels imposés aux garagistes : enquête sur une inefficacité invisible
Lors d’un audit réalisé cette semaine dans un garage proche de Nantes, j’ai découvert une réalité que beaucoup soupçonnent, mais que peu mesurent réellement : les outils imposés aux garagistes les ralentissent plus qu’ils ne les aident.
Ce garage compte 25 collaborateurs.
Une équipe compétente, organisée, investie dans son travail.
Mais paralysée par ses logiciels.
Et ce constat n’est pas un cas isolé.
Dans l’ensemble du secteur automobile français, les constructeurs imposent des outils internes censés unifier les pratiques et simplifier le quotidien des ateliers. La réalité est tout autre : logiciels lents, incomplets, incapables de couvrir les besoins réels du terrain, sans parler de l’absence totale de personnalisation.
100 appels par jour pour compenser l’absence d’un système de suivi client
Après six heures d’audit et d’échanges avec l’équipe, une donnée saute aux yeux :
il n’existe aucun vrai système de suivi client.
Résultat :
les informations sont dispersées,
les conseillers doivent tout vérifier manuellement,
les clients rappellent parce qu’ils n’ont pas de visibilité,
les techniciens perdent du temps à retrouver les dossiers.
Le garage reçoit près de 100 appels par jour, dont la majorité pourrait être évitée avec un outil adapté : rappels automatisés, suivi des interventions, tableau de bord client, historique centralisé… rien de cela n’existe aujourd’hui.
Et ce phénomène est très certainement répandu dans la plupart des garages du pays.
Le retour du papier : un symptôme d’outil numérique inadapté
Le plus surprenant – ou peut-être le plus révélateur – reste le fait que les dossiers sont encore en format papier.
Non pas par volonté.
Mais par nécessité.
Quand les logiciels ne permettent pas de suivre correctement une intervention, de stocker les documents, ou de rendre l’information accessible rapidement…
on ressort les chemises cartonnées.
Le papier devient le palliatif d’un numérique qui n’a pas été pensé pour le terrain.
Ce n’est pas un problème d’équipe. C’est un problème d’outil.
En audit, un schéma revient toujours :
les équipes sont compétentes et impliquées.
Ce sont les outils qui créent l’inefficacité.
Un logiciel inadapté n’est pas seulement frustrant.
Il génère des coûts cachés :
temps perdu par dossier,
appels entrants inutiles,
erreurs de communication,
tâches répétitives qui pourraient être automatisées,
équipes surchargées alors que le volume réel de travail reste constant.
Dans ce garage, comme dans beaucoup d’autres, un outil interne conçu pour leurs besoins réels pourrait faire gagner plusieurs heures par semaine, réduire les appels, fluidifier le suivi et améliorer l’expérience client.
Pourquoi les solutions imposées ne fonctionnent pas
Les logiciels imposés par les constructeurs automobiles ont une logique simple :
uniformiser le fonctionnement de centaines de garages sous une même bannière.
Le problème, c’est que chaque garage a ses propres flux, ses propres contraintes, sa propre organisation.
Un outil conçu pour tout le monde finit par ne convenir à personne.
Et les équipes compensent.
Elles contournent.
Elles ajoutent des étapes.
Elles bricolent des solutions.
Elles se débrouillent.
Le logiciel ne reflète pas le réel.
Il ralentit le réel.
La solution : partir du terrain, pas d’un modèle théorique
Chez HexaFlow, nous avons une conviction :
un logiciel interne n’a de valeur que s’il épouse le fonctionnement réel de l’entreprise.
C’est pour cela que nous commençons toujours par un audit sur site, directement dans les locaux.
Pas pour juger, mais pour observer.
Pas pour appliquer un modèle, mais pour comprendre le leur.
L’audit nous permet de :
cartographier chaque flux,
identifier les frictions,
mesurer les pertes de temps,
distinguer ce qui crée de la valeur de ce qui doit être automatisé,
chiffrer les gains potentiels.
Ensuite seulement, nous construisons un outil sur mesure, en prenant les besoins réels des équipes comme base de travail.
Un logiciel qui ressemble à leur quotidien, pas à celui d’un autre garage.
Conclusion : moderniser les garages, c’est d’abord moderniser leurs outils
Le secteur automobile évolue vite.
Les attentes clients aussi.
Mais beaucoup de garages travaillent encore avec des outils qui datent d’une autre époque.
Ce que j’ai vu à Nantes n’a rien d’un cas isolé.
C’est un signal. Un indicateur.
Un symptôme d’un secteur qui avance malgré des outils qui le tirent en arrière.
Il est temps d’apporter aux garagistes des logiciels qui les aident vraiment.
Des logiciels qui partent du terrain.
Des logiciels qui respectent leur métier.
Et c’est exactement ce que nous construisons chez HexaFlow.




